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Séries télé : quand les personnages s’ancrent dans la réalité

Depuis quelques années, les séries aiment jouer avec la barrière entre réalité et fiction, passer les frontières de la télé pour nous atteindre grâce à d’autres médias par l’intermédiaire de leurs personnages : comptes Twitter officiels, sites, blogs, livres,… Les personnages, qui n’existent pourtant d’ordinaire que dans leurs fictions, sortent de l’écran et s’amusent sur le net. Certaines séries ne sont plus seulement des séries télévisées mais deviennent dans une certaine mesure des « séries multimédias » en allant plus loin que les produits dérivés habituels. Et ça m’éclate !

Avec l’avènement des réseaux sociaux, et notamment de Twitter qui augmente le nombre de ses utilisateurs de jour en jour et atteint maintenant des chiffres impressionnants, tous les membres d’une équipe de tournage – des techniciens aux acteurs en passant par les scénaristes – peuvent partager leur travail et leur passion comme monsieur et madame tout le monde. Mais leur travail à eux se trouve, dans le cas qui nous intéresse, dans l’envers du décor d’une série. Ils partagent souvent des photos des sets, des anecdotes de tournage,… Désormais, tout le monde peut voir et savoir comment une série est faite, et peut le savoir immédiatement et d’un point de vue interne. Là où il y avait un monde un peu fermé autour de la réalisation et de la production d’une série quand seuls les professionnels (et les journalistes dans une moindre mesure) y avaient accès, il y a maintenant des moyens, à travers les réseaux sociaux, de savoir comment ça se passe.

Pourquoi ne pas alors en profiter et faire de ces réseaux sociaux un moyen pour les personnages de communiquer « directement » avec les spectateurs et d’être en contact quasi permanent avec eux. Les exemples qui me sont venus à l’esprit et que je vais citer ci-dessous sont des séries qui inscrivent ce phénomène dans une logique et qui maîtrisent leurs personnages jusqu’au bout. Et pourquoi pas aller plus loin que les réseaux sociaux et explorer un plus large éventail du web avec les sites et les blogs.

  • Richard Castle, écrivain presque réel

Castle est l’exemple le plus complet que je puisse citer à mon avis. Le personnage principal, l’écrivain Richard Castle, a un compte Twitter et une page Facebook, met à jour son site internet et écrit des romans qui sortent dans de vraies librairies. Ces objets dont on entend parler dans la série et qu’on voit même à l’écran (on nous a montré le site internet et je ne compte plus le nombre de fois où l’on a vu un des romans) sont autant de pas du personnage hors de l’écran, dans la réalité. On peut tweeter Richard Castle, on peut consulter son site web et on peut acheter et lire ses romans. C’est drôle, ça relève de la mise en abîme en ce qui concerne les livres et c’est une autre manière de permettre l’identification au personnage. Mais j’y vois aussi une volonté de coller à la personnalité de l’écrivain jusqu’au bout. C’est une tribune pour lui, un moyen comme un autre de pouvoir parler à ses lecteurs et à ses fans, comme les auteurs de la réalité le font.

Kevin Ryan s’y est mis aussi puisqu’il a créé un site internet pour nous raconter son mariage, comme tout le monde pourrait le faire. On a tous des amis qui ont ouvert un blog ou un site pour nous parler d’un évènement : un voyage, un nouveau travail, un mariage,… Ce site est un moyen de rendre les personnages plus réels en utilisant des photos du vrai couple que forment Seamus Deaver (qui interprète Kevin Ryan) et Juliana Dever (qui joue Jenny Duffy O’Malley). Mais aussi en ajoutant des éléments au background des personnages en racontant comment ils se sont rencontrer, comment ils sont tombés amoureux, et comment s’est passé la demande en mariage qu’on a pu voir à l’écran dans l’épisode 3×11 : Nikki Heat de Castle. Les fans ont même la possibilité de laisser un message dans le livre d’or.

  • Sherlock Holmes et John Watson, rois du net

Du côté des séries britanniques, Sherlock est aussi une pro. Sherlock Holmes a un site internet, John Watson a un blog. Il y a une volonté d’aller jusqu’au bout de la démarche qui consiste à utiliser les nouvelles technologies et ainsi ancrer le personnage dans le 21ème siècle. Le Sherlock Holmes de Conan Doyle a non seulement un talent de déduction incroyable mais aime également utiliser la pointe de la technologie de son époque. Logique alors de le voir utiliser Internet, un téléphone portable, un ordinateur ou autres dans l’adaptation imaginée par Steven Moffat et Mark Gatiss qui transpose le héros et son acolyte à notre époque.

Et puisqu’ils sont cités dans la série, pourquoi ne pas vraiment créer le blog de Watson et le site de Sherlock afin que nous puissions, nous téléspectateurs, voir le résultat de ce que les personnages font dans les épisodes, voir le résultat de leur utilisation de cette technologie ? Pourquoi ne pas les créer vraiment quand ils font partie intégrante de l’intrigue de certains épisodes, comme dans le 2×03 : The Reichanbach Fall où les personnages sont devenus célèbres grâce au blog de Watson ? Les journaux que l’on peut voir dans cet épisode titrent « Hat-man and Robin: The web detectives« , « Sherlock & John: Blogger Detectives« , « Sherlock Net ‘Tec« , »Sherlock Holmes: net phenomenon« .

  • Girl Number 9, des personnages avant la série

Du côté des web séries, Girl Number 9 de James Moran utilise ce genre de procédés. Certains personnage de cette mini web série anglaise avaient des comptes Twitter avant la diffusion des webisodes. C’est bien sûr une stratégie de communication et de promo sympa, mais c’est aussi utiliser le concept de web série à fond. Les personnages peuvent vivre sur le net en dehors de la série et dans ce cas précis avant même la diffusion de celle-ci. Pouvoir suivre leurs conversations sur Twitter, c’est commencer à les connaître et à s’attacher à eux avant de les voir. C’est découvrir les personnages comme on découvre un nouveau follower sur Twitter. C’est apprendre à connaître leur univers comme on apprend à connaître celui d’une personne qu’on suit sur Twitter. C’est mettre au même niveau un personnage fictif et les utilisateurs de Twitter et donc suggérer qu’il y a une existence IRL derrière les tweets comme pour les autres utilisateurs. Alors qu’ils ne sont que fiction, les personnages deviennent presque réels quand la série sait profiter de certaines possibilités qu’offre Internet en matière de communication.

  • Doctor Who, le Docteur s’adresse à nous

Il y a également les séries dont les personnages s’adressent directement aux spectateurs sans passer par autre chose que l’écran mais qui, en procédant ainsi, se mettent sur le même plan d’existence que le nôtre. Je pense en particulier à Doctor Who. Par exemple, Eleven s’est adressé aux jeunes téléspectateurs de la série pour qu’ils lui écrivent une aventure. Avant lui, Ten s’adressait aux spectateurs des Doctor Who Proms. Ce sont des instants, ça ne dure que quelques minutes à chaque fois, mais ça rend le personnage plus réel. Comme s’il n’y avait plus deux mondes, celui de la fiction et celui de la réalité, mais bien un seul et que le Docteur se baladait quelque part à Londres en ce moment-même ou sur une autre planète dans un autre temps.

Ce qui me plait vraiment dans tout ça, c’est le fun. Le jeu évident avec le téléspectateur. Ces séries ont bien compris que celui qui regarde n’est pas qu’un téléspectateur. Il est aussi un internaute, un lecteur,… Et la série peut le toucher et l’atteindre de différentes manières. Alors, bien sûr, il s’agit d’un formidable outil de communication et de promotion, mais c’est aussi la cerise sur le gâteau pour moi. Faire vivre les personnages en dehors de la série et du petit écran, c’est s’amuser avec eux et avec les téléspectateurs et permettre une identification aux personnages par d’autres moyens. Ce sont des petits à-côté qui rendent l’univers d’une série plus fun.

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Heat Wave

Richard Castle, 2009

Le pitch: Jameson Rook est un journaliste qui a du talent et du succès. Son dernier projet en date est de faire un reportage sur la police de New York, plus précisément en suivant Nikki Heat. Nikki n’est pas fan de Rook, en tout cas elle ne montre aucun intérêt spécial, aucune curiosité envers lui et est agacée par chaque nom de célébrité qu’il lâche pour se rendre intéressant.
Malgré tout, Rook va s’avérer pas si inutile que ça pendant l’enquête sur la mort d’un riche agent immobilier pas si clean que ça.

Mon avis: Je n’ai pas grand chose à dire. J’ai passé un très bon moment à la lecture, mais c’est vraiment un bonus à la série, pas un bon livre en soi. Si on s’empêche de voir Castle et Beckett en regardant Rook et Heat, il reste pas grand chose. C’est un peu comme un épisode écrit, donc en un seul épisode, on a pas forcément un aperçu de tout l’intérêt des personnages.

Mais comme je le disais, j’ai passé un bon moment. J’imaginais complètement Castle et Beckett, je suis sûre que tout le monde a fait pareil de toute façon. Certaines sont du pain béni pour les shippeuses (bon je me suis fait spoiler par la série, plus précisément par la biatch qui joue Nikki Heat)(J’adore Laura Prepon, que ce soit clair, mais pas son perso dans la série ;o). Rook est presque aussi craquant que Castle avec sa maladresse et sa façon de tirer les ficelles qu’il peut pour tenter de servir à quelque chose.
J’ai aussi aimé les clins d’oeil à la réalité, en particulier les remerciements  de Castle à  ses amis « Nathan, Stana, John, Seamus, Susan, Molly, Ruben and Tamala », et ses allusions aux autres personnages comme sa fille et sa mère.
L’interview de Castle est plutôt basique en tant qu’interview, mais c’est du Castle, donc c’est drôle. Et chou, notamment quand il s’inquiète de savoir ce que Kate va penser de LA scène.

Comme je le disais donc, j’ai bien kiffé ce livre, mais il n’est pas du tout à offrir à des gens qui ne regardent pas encore la série. Enfin peut-être que ça peut donner envie, je n’arrive pas à me rendre compte.

J’oubliais une chose. Ma scène préférée se trouve à la page 103. Pas à la page 105, mais 103. Si vous avez lu le livre et que vous me le demandez, je peux être plus précise dans les commentaires.

Vous pouvez lire un extrait chez Fashion ainsi que son avis, et aussi l’avis de Yueyin.