Archives pour la catégorie Dossiers et Reportages

Les Outils des Séries-philes

Être séries-phile requiert une certaine organisation. Seulement, selon la quantité de séries suivies, on peut avoir besoin d’aide supplémentaire. Je me suis dit que ce serait une bonne chose de partager nos sites et autres astuces pour rester à jour et à flot.

Betaséries

Betaséries, c’est LE site qui déchire. Il permet de mettre à jour ses visionnages (quand c’est la première fois que vous regardez quelque chose) à chaque épisodes, et vous avez la possibilité de partager automatiquement via Twitter et/ou FB, en personnalisant (séparément) les messages partagés. C’est-à-dire que vous pouvez choisir de préciser par exemple l’épisode, le titre de l’épisode, choisir de joindre un lien vers la fiche de la série sur le site.
Vous pouvez voir si vos amis ont déjà vu ou non l’épisode que vous allez regarder (ou que vous venez de regarder, je disais ça parce que je checke avant de mettre les épisodes en route), leur faire des recommendations.
Betaséries vous dit aussi quand de nouveaux épisodes sont sortis (il peut même vous envoyer des tweets quotidiens pour vous rappeler ce qu’il y a de nouveau à voir).
Vous pouvez aussi avoir votre planning (et calendrier) personnalisé, sur le site, mais aussi exportable sur Google Agenda, iCal, MAIS AUSSI, un simple flux RSS (que vous pouvez ensuite avoir dans votre barre personnelle de navigateur en marque-page dynamique, sur Ggl reader, Netvibes ou autre lecteur de flux).
Pour le fun, il y a aussi des badges à débloquer, mais je vous laisse la surprise, ils sont assez marrants.
Plein de choses encore, que je n’utilise pas donc que je connais mal.
J’allais oublier, des applis iPhone, Android, Windows Phone et Google Chrome.
Je trouve Betaséries tellement génial, je cherche en vain un équivalent pour les comics depuis des mois.

Miso

J’ai mis ça dans le haut parce que l’application m’a l’air très complète et Nephtys l’utilise, mais c’est une appli iPhone, donc je ne sais pas comment ça marche. Je suis navrée.
Je peux quand même vous dire qu’on peut partager via Twitter.

Listography

Là c’est un autre genre. Listography vous permet de faire plein de LISTES. Si vous avez tendance à oublier quelles séries vous avez prévu de regarder (ou quelles séries vous avez commencé mais pour lesquelles vous avez fait une pause), si vous voulez lister les séries que vous avez en DVD, c’est indispensable.
Les listes se divisent en trois sortes, les listes « en cours », les listes « principales », et les listes privées. Vous choisissez une catégorie (ou en créez une), donnez un titre à votre liste, et c’est parti !
Vous pouvez aussi voir quand vos amis font des changements dans leurs listes et chaque liste peut être commentée.
On peut aussi personnaliser les couleurs, l’arrière-plan, et mettre des icônes à chaque liste.

Google Agenda

Oui c’est tout con, mais pour certains, Google Agenda, c’est mieux que la feuille de papier, c’est mieux que l’emploi du temps accroché au mur (j’ai fait ça aussi, ça reste très efficace pour cet aspect de la sériesphilie). Pourquoi ? Google Agenda a des rappels. Vous pouvez donc, à condition d’avoir un onglet ouvert sur votre calendrier, permettre à Google Agenda de vous dire HEY, STOPPE TOUT, C’EST L’HEURE DE CASTLE DANS 5MN. Ou pas d’ailleurs, il y a aussi les alertes e-mail, ou pas d’alertes si la présence sur votre calendrier suffit.
Je ne connais pas les possibilités avec iCal, mais grosso modo les mêmes, j’imagine.
Notez que c’est aussi utile pour les sorties DVD, ciné et littéraires.

GetGlue

Alors GetGlue est un peu à part. Il permet surtout de partager, et de suivre un peu ce que font les amis. Il n’y a pas que les séries où on peut « checker » sur ce site, mais aussi les films, les livres, et d’autres choses (dont le très vague « topics », vous pouvez dire en une fois sur tumblr, twitter et FB que vous pensez à de la pizza, si c’est pas merveilleux la technologie…). Moi j’aime bien l’utiliser pour poster occasionnellement sur FB et Tumblr ce que je regarde/lis, puisque mon Betaséries est relié à mon Twitter. Au niveau du partage, ce qui est sympa c’est que pour les posts FB et Tumblr, ça envoie une image. C’est plus agréable, je pense.
Le truc sympa, ce sont les badges. Il y a des badges propres au site, MAIZAUSSI des badges spéciaux « fournis » par les chaînes.
Notez tout de même que le site est conçu pour les USA.
L’inconvénient que je préfère évoquer, c’est la possibilité de se faire spoiler si on n’y prend pas garde. Quand on fait un « check-in », on se retrouve sur le flux de la série (ou autre), où postent aussi bien les gens qui regardent des redifs ou leur DVD que les gens qui viennent de voir le dernier épisode. Parfois, les gens écrivent des choses qu’on aimerait ne pas lire. Prudence donc.

Si vous avez d’autres outils utiles, n’hésitez pas à partager dans les commentaires !

Séries télé : quand les personnages s’ancrent dans la réalité

Depuis quelques années, les séries aiment jouer avec la barrière entre réalité et fiction, passer les frontières de la télé pour nous atteindre grâce à d’autres médias par l’intermédiaire de leurs personnages : comptes Twitter officiels, sites, blogs, livres,… Les personnages, qui n’existent pourtant d’ordinaire que dans leurs fictions, sortent de l’écran et s’amusent sur le net. Certaines séries ne sont plus seulement des séries télévisées mais deviennent dans une certaine mesure des « séries multimédias » en allant plus loin que les produits dérivés habituels. Et ça m’éclate !

Avec l’avènement des réseaux sociaux, et notamment de Twitter qui augmente le nombre de ses utilisateurs de jour en jour et atteint maintenant des chiffres impressionnants, tous les membres d’une équipe de tournage – des techniciens aux acteurs en passant par les scénaristes – peuvent partager leur travail et leur passion comme monsieur et madame tout le monde. Mais leur travail à eux se trouve, dans le cas qui nous intéresse, dans l’envers du décor d’une série. Ils partagent souvent des photos des sets, des anecdotes de tournage,… Désormais, tout le monde peut voir et savoir comment une série est faite, et peut le savoir immédiatement et d’un point de vue interne. Là où il y avait un monde un peu fermé autour de la réalisation et de la production d’une série quand seuls les professionnels (et les journalistes dans une moindre mesure) y avaient accès, il y a maintenant des moyens, à travers les réseaux sociaux, de savoir comment ça se passe.

Pourquoi ne pas alors en profiter et faire de ces réseaux sociaux un moyen pour les personnages de communiquer « directement » avec les spectateurs et d’être en contact quasi permanent avec eux. Les exemples qui me sont venus à l’esprit et que je vais citer ci-dessous sont des séries qui inscrivent ce phénomène dans une logique et qui maîtrisent leurs personnages jusqu’au bout. Et pourquoi pas aller plus loin que les réseaux sociaux et explorer un plus large éventail du web avec les sites et les blogs.

  • Richard Castle, écrivain presque réel

Castle est l’exemple le plus complet que je puisse citer à mon avis. Le personnage principal, l’écrivain Richard Castle, a un compte Twitter et une page Facebook, met à jour son site internet et écrit des romans qui sortent dans de vraies librairies. Ces objets dont on entend parler dans la série et qu’on voit même à l’écran (on nous a montré le site internet et je ne compte plus le nombre de fois où l’on a vu un des romans) sont autant de pas du personnage hors de l’écran, dans la réalité. On peut tweeter Richard Castle, on peut consulter son site web et on peut acheter et lire ses romans. C’est drôle, ça relève de la mise en abîme en ce qui concerne les livres et c’est une autre manière de permettre l’identification au personnage. Mais j’y vois aussi une volonté de coller à la personnalité de l’écrivain jusqu’au bout. C’est une tribune pour lui, un moyen comme un autre de pouvoir parler à ses lecteurs et à ses fans, comme les auteurs de la réalité le font.

Kevin Ryan s’y est mis aussi puisqu’il a créé un site internet pour nous raconter son mariage, comme tout le monde pourrait le faire. On a tous des amis qui ont ouvert un blog ou un site pour nous parler d’un évènement : un voyage, un nouveau travail, un mariage,… Ce site est un moyen de rendre les personnages plus réels en utilisant des photos du vrai couple que forment Seamus Deaver (qui interprète Kevin Ryan) et Juliana Dever (qui joue Jenny Duffy O’Malley). Mais aussi en ajoutant des éléments au background des personnages en racontant comment ils se sont rencontrer, comment ils sont tombés amoureux, et comment s’est passé la demande en mariage qu’on a pu voir à l’écran dans l’épisode 3×11 : Nikki Heat de Castle. Les fans ont même la possibilité de laisser un message dans le livre d’or.

  • Sherlock Holmes et John Watson, rois du net

Du côté des séries britanniques, Sherlock est aussi une pro. Sherlock Holmes a un site internet, John Watson a un blog. Il y a une volonté d’aller jusqu’au bout de la démarche qui consiste à utiliser les nouvelles technologies et ainsi ancrer le personnage dans le 21ème siècle. Le Sherlock Holmes de Conan Doyle a non seulement un talent de déduction incroyable mais aime également utiliser la pointe de la technologie de son époque. Logique alors de le voir utiliser Internet, un téléphone portable, un ordinateur ou autres dans l’adaptation imaginée par Steven Moffat et Mark Gatiss qui transpose le héros et son acolyte à notre époque.

Et puisqu’ils sont cités dans la série, pourquoi ne pas vraiment créer le blog de Watson et le site de Sherlock afin que nous puissions, nous téléspectateurs, voir le résultat de ce que les personnages font dans les épisodes, voir le résultat de leur utilisation de cette technologie ? Pourquoi ne pas les créer vraiment quand ils font partie intégrante de l’intrigue de certains épisodes, comme dans le 2×03 : The Reichanbach Fall où les personnages sont devenus célèbres grâce au blog de Watson ? Les journaux que l’on peut voir dans cet épisode titrent « Hat-man and Robin: The web detectives« , « Sherlock & John: Blogger Detectives« , « Sherlock Net ‘Tec« , »Sherlock Holmes: net phenomenon« .

  • Girl Number 9, des personnages avant la série

Du côté des web séries, Girl Number 9 de James Moran utilise ce genre de procédés. Certains personnage de cette mini web série anglaise avaient des comptes Twitter avant la diffusion des webisodes. C’est bien sûr une stratégie de communication et de promo sympa, mais c’est aussi utiliser le concept de web série à fond. Les personnages peuvent vivre sur le net en dehors de la série et dans ce cas précis avant même la diffusion de celle-ci. Pouvoir suivre leurs conversations sur Twitter, c’est commencer à les connaître et à s’attacher à eux avant de les voir. C’est découvrir les personnages comme on découvre un nouveau follower sur Twitter. C’est apprendre à connaître leur univers comme on apprend à connaître celui d’une personne qu’on suit sur Twitter. C’est mettre au même niveau un personnage fictif et les utilisateurs de Twitter et donc suggérer qu’il y a une existence IRL derrière les tweets comme pour les autres utilisateurs. Alors qu’ils ne sont que fiction, les personnages deviennent presque réels quand la série sait profiter de certaines possibilités qu’offre Internet en matière de communication.

  • Doctor Who, le Docteur s’adresse à nous

Il y a également les séries dont les personnages s’adressent directement aux spectateurs sans passer par autre chose que l’écran mais qui, en procédant ainsi, se mettent sur le même plan d’existence que le nôtre. Je pense en particulier à Doctor Who. Par exemple, Eleven s’est adressé aux jeunes téléspectateurs de la série pour qu’ils lui écrivent une aventure. Avant lui, Ten s’adressait aux spectateurs des Doctor Who Proms. Ce sont des instants, ça ne dure que quelques minutes à chaque fois, mais ça rend le personnage plus réel. Comme s’il n’y avait plus deux mondes, celui de la fiction et celui de la réalité, mais bien un seul et que le Docteur se baladait quelque part à Londres en ce moment-même ou sur une autre planète dans un autre temps.

Ce qui me plait vraiment dans tout ça, c’est le fun. Le jeu évident avec le téléspectateur. Ces séries ont bien compris que celui qui regarde n’est pas qu’un téléspectateur. Il est aussi un internaute, un lecteur,… Et la série peut le toucher et l’atteindre de différentes manières. Alors, bien sûr, il s’agit d’un formidable outil de communication et de promotion, mais c’est aussi la cerise sur le gâteau pour moi. Faire vivre les personnages en dehors de la série et du petit écran, c’est s’amuser avec eux et avec les téléspectateurs et permettre une identification aux personnages par d’autres moyens. Ce sont des petits à-côté qui rendent l’univers d’une série plus fun.